Recette bien-être

A méditer

Il y a plusieurs années, j’ai eu la chance de découvrir la méditation à l’occasion d’une formation professionnelle. Lors de cette première expérience, une sensation de détente profonde m’a littéralement envahie. Cela m’a interpellé. Moi qui vivait quotidiennement dans la douleur, la crispation et la tension physique, j’ai eu le droit de ressentir l’espace de quelques instants un bien-être dans mon corps et mon esprit. Je voulais le vivre encore ! Depuis, le monde extraordinaire de la zenattitude s’est ouvert à moi et rythme mes journées. Au travers de mes lectures, écoutes, pratiques, formations, expérimentations, stages, séances, passages à l’action, discussions et rencontres, j’apprends à vivre chaque jour en pleine conscience. Cela m’a changé la vie :). Peut-être que vous aussi ?

Renouer avec son corps
La souffrance psychique et physique éprouvée au quotidien, les crises aiguës, les examens intrusifs et les interventions chirurgicales m’ont conduite à détester mon corps et tout particulièrement mon ventre. Comment pouvais-je aimer un corps en mauvaise santé, qui me faisait tant de mal et qui n’était source que de malheur et de douleur ? Mon ventre était pour moi un espace vide (et non plein de vie), inutile, sur lequel je n’avais aucune maîtrise. Avec le temps, j’avais ainsi complètement exclu mon bas-ventre de mon corps, comme s’il ne m’appartenait plus et ne faisait plus partie de moi. Je m’en suis rendue compte avec la pratique du sport et de relaxation car je n’arrivais pas à sentir le bas de mon ventre lors d’exercices de musculation et de respiration. Par la méditation, je me suis autorisée à ressentir de nouveau mon corps, dans un contexte sécurisant . Et j’ai non seulement renoué avec mon ventre, avec qui j’étais fâchée, mais cela s’est déroulé avec sérénité. J’avais envie de prendre soin de mon petit ventre que j’avais délaissé si longtemps. Avec le bodyscan et les exercices de respiration par exemples, je discerne plus clairement quelle partie de mon corps me fait souffrir et j’évalue le degré de douleur. Lorsque j’ai commencé à pratiquer la méditation, les exercices audio du CD « Méditer jour après jour » de Christophe André avaient suffisamment de souplesse pour me motiver et m’accrocher. J’ai ensuite découvert une application très ludique « Petit Bambou ». Je vous les conseille pour démarrer.

Laisser passer ses pensées
Dépression, stress, anxiété, trouble du sommeil,… la maladie est affublés de son lot de difficultés psychiques. Ces états passent par des pensées perçues comme négatives : « je ne mérite pas ce qui m’arrive », « c’est trop dur, je n’y arriverai pas », « c’est de ma faute », « pourquoi moi », « j’ai peur »,… Comment gérer notre cerveau en ébullition quand c’est déjà l’anarchie dans notre corps ? Et bien j’ai découvert la technique du « laisser passer ses pensées » grâce à la méditation. Il s’agit d’un exercice audio guidée qui consiste à se se mettre en retrait et plutôt se positionner comme un observateur de nos pensées. J’ai ainsi appris a prendre du recul et à simplement laisser parler mes pensées, sans jugement. Cela m’aide à vivre autrement ma maladie et m’a ouvert vers une autre façon d’accueillir mes émotions, beaucoup plus sereine. J’expérimente ainsi la bienveillance envers moi-même et le test est plutôt concluant pour moi. En fonction des pensées qui m’arrivent, je choisis une méditation guidée de la chaîne youtube des ateliers Ginkgo, qui propose toute une liste de thématiques.

Accueillir la douleur
De nombreuses études médicales, psychologiques, scientifiques et neuroscientifiques démontrent les effets de la pratique de la méditation dans le traitement des douleurs chroniques. Attention, je n’affirme pas que la méditation guérie (dommage, ce serait si sympas d’avoir une solutions unique à l’endométriose), mais l’expérience que j’en ai faite m’a démontré ses bienfaits sur mon corps et mon esprit, ce qui est, pour moi, une certaine forme de guérison. Ainsi, lors de crises aiguës, j’essaie de vivre mes douleurs en pleine conscience. Cela implique de se mettre dans certaines conditions. Il faut oser mais le jeux en vaut la chandelle. Donc, cela veut dire, dans la mesure du possible (si ça tombe pendant le taf, c’est chaud par exemple), tout simplement ne rien faire, s’isoler du monde pour méditer. Comment je fais… et bien j’essaie d’être très à l’écoute des signaux envoyés par mon corps, et j’apprends petit à petit à comprendre lorsque c’est le moment. Le moment de tout laisser en plan, de ne plus rien faire, ne plus rien contrôler et de juste accueillir les sensations, tensions ou douleurs, en me laissant submerger par elles. Dans ces moments d’intense souffrance, à moins d’être une XWOMAN, ce qui n’est pas mon cas en toute honnêteté, nous sommes des petites crottes ! Et c’est pas beau et puis ça sert à rien. Alors autant se laisser aller. Donc concrètement en 6 étapes : 1. je me sécurise en prévenant mes proches et en gardant mon portable près de moi en cas de besoin 2. je prends des bains chauds ou je me recroqueville dans mon lit 3. j’écoute des musiques zen qui poussent à l’introspection 4. munie de mon petite carnet « Mes Lunes rouges », j’écris et je dessine ce qui me vient 5. j’écoute des méditations guidées selon les émotions qui me submergent (tristesse, colère, peur, désespoir, culpabilité,…) 5. j’expérimente la pleine conscience en acceptant ce qui m’arrive et en me laissant envahir par la douleur. L’idée est de ne plus résister, ne pas refuser, juste laisser venir. 6. je découvre la paix intérieure. Si c’est votre première fois, appuyez-vous sur un thérapeute pour vous accompagner dans cette épreuve. Je développerai davantage mes journées « C’est la crise ! » dans un prochain article pour celles qui le souhaitent.

Rencontrer la « mal à dit »
A travers des exercices dits « de visualisation« , j’ai pu mettre un visage sur cette maladie qui me fait tant souffrir. Petit à petit, j’ai appris à l’approcher pour tenter de la comprendre et même lui venir en aide, telle une amie. Cela peut sembler un peu bizarre, mais ce processus me permet réellement d’avancer tout doucement vers la guérison. Je me sent réconciliée avec ma maladie et je découvre tout ce que ce « mal » a à me dire. Puis, à travers le dessin, j’ai pu formaliser l’endométriose, lui donner une image, telle que je la vit et la ressent. Pour moi, elle a pris la forme d’une affreuse poulpe, affublée de cicatrices , blessures et déformations en tout genre, et qui tient un outil de torture (scie, broyeur, perçeuse, ciseaux, couteau, aiguille…) dans chacune de ses tentacules… horriblement glauque einh ? Et bien désormais, lorsque ma Madame Poulpa (petit nom dont je lui ai gentiment affublé) me rends visite et pête complètement les plombs dans mon ventre, je l’écoute, je comprends sa souffrance et je l’apaise, comme une amie qui a besoin de mon aide. Aussi étrange que cela puisse paraître, ce processus a changé beaucoup de choses dans mon rapport à la maladie. C’est pour cette raison que j’ose la partager, au risque de passer pour une illuminée du ciboulot ! Je vous conseille de pratiquer ces exercices de visualisation, au moins dans un premier temps, accompagnée d’un professionnel de confiance (dédicace à mon Coach Youri Bellanger de la MINKA Academy).

 

C’est ainsi qu’un nouveau monde s’est ouvert à moi. Un monde dans lequel l’endométriose ne ressemble en rien à la maladie qui me faisait face auparavant. Je vous invite chaleureusement à découvrir ces outils de pleine conscience qui se vivent au delà de se lire… A méditer !


Mes formations

  • « Danse instinctive : lâcher prise ! » guidée par Youri Bellanger, avec la tribu de la MINKA Academy – séance de groupe de 2h, vécue en 2017
  • « Les 4 accords Toltèques » présentés par Jean-Luc Bessonnet – formation de groupe de 3h suivie en 2017
  • « Renforcement de la technique de méditation », le « décodage de la douleur et du symptôme, l’appropriation de la maladie », « la relation à l’autre, oser dire tout en sachant comment dire les choses et apprendre à construire son territoire relationnel » avec mon coach Youri Bellanger – accompagnement individuel de 2h / semaine pendant 6 mois environ, expérimenté en 2017
  • Atelier sur « le lâcher prise et la bienveillance en mouvement : créativité corporelle » suivi d’un atelier de « Réflexion, sur l’identification des émotions afin de les décrypter pour mieux s’en libérer ! » dans la MINKA Academy – stage de groupe de 2 jours pratiqué en 2017
  • « Self Management : piloter son moral » animé par Youri Bellanger – 8 formations de groupe de 2h suivient en 2016
  • « La réussite en toute conscience, la conduite éclairée de son entreprise et de sa vie personnelle », présenté par Alexandre Salas-Gordo – formation de groupe d’1 journée découverte en 2012

Mes sources

  • Livre et CD « Méditer jour après jour » de Christophe André
  • Méditations guidées de la chaîne youtube Ginkgo
  • Application « Petit bambou »
  • « Lune rouge : Les forces du cycle féminin » de Miranda Gray
  • Retrouvez mes « méditations préférées » sur ma chaîne Youtube
  • Découvrez ma playlist de musiques zen d’introspection Spotify « Coco la Chasseuse« 
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