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Quand j’ai décidé de me nourrir

Si, bien manger me paraît aujourd’hui simple et évident, cela n’a pas toujours été le cas. J’ai parcouru 3 phases pour enfin remettre l’alimentation au coeur de mon chemin vers la guérison. J’ai ainsi ré-appris à me nourrir !

1. Retrouver une sensation de satiété

Depuis ce qui me semble être une éternité, mes repas consistaient à me « remplir » le ventre. Je terminai tout ce qui se trouvait dans mon assiette, sans ressentir la limite de mon estomac. Cela contribuait à malmener mon système digestif et lymphatique déjà mis à mal par la maladie. Et puis, il y a quelques années, j’ai rencontré une sage-femme qui m’a conseillé de faire une cure de citron (voir mon article sur le citron « Un zeste de légèreté » ici). En 3 mois, j’avais non seulement perdue 5 kilos (uniquement d’eau) mais j’avais également commencé à soulager mes indigestions, brulures d’estomac et inflammations intestinales. Délestée de ce « poids », ma réconciliation avec le fait de m’alimenter s’amorçait.

Et puis, petit à petit, j’ai retrouvé plaisir à manger ! Que c’était bon d’être attentive à mes besoins, d’écouter mon corps, de sélectionner les aliments vers lesquels j’étais tout naturellement attirée pour mon bien (et oui, notre corps sait ce qui est bon pour nous). J’ai donc intuitivement réduit la quantité en favorisant la qualité de mon alimentation. Alors qu’auparavant, j’avais une grande tendance à « gober » ma nourriture, je découvrais la joie de prendre mon temps et de manger en respirant. Et quelle chance d’enfin pouvoir savourer les bons petits plats mitonnés par mon homme chasseur, Ratatouille en puissance.

2. Faire des expériences

Tout doucement, j’ai commencé à ressentir des choses… tiens, après ce sandwich, j’ai été accablée par une grosse fatigue, puis une barre au ventre qui s’est diffusée dans le dos, obligée de me couchée. Tiens, avec cette petite salade, je me suis sentie légère, énergique et ohhhh ? pas de maux de ventre !

J’ai débuté ma chasse aux aliments indigestes, c’est à dire qui me provoquaient des remontées acides, brûlures d’estomac, gaz, diarrhées, constipation et douleurs.

Résultat de l’expérience : aï aï aï pour les tomates, les oranges, le pain et les pâtes à base de farine blanche, le lait de vache (yaourt et fromage) et plus généralement les aliments gras et sucrés, les excès ainsi que les repas déséquilibrés (avec seulement un type d’aliments). Enfin, ayant un terrain allergique, j’ai voulu tester le sans gluten, sans lait de vache et sans soja au profit d’autres farines (complète, seigle, épeautre,…) et d’autres laits (yaourts et laits d’amande, de coco, de brebis,…). Le constat fut sans équivoque, je me sentais beaucoup mieux dans mon corps, moins saturée par des éléments que je ne parvenais pas à éliminer correctement.

3. Ré-apprendre à se nourrir

Pile à ce moment là, comme par hasard, j’ai assisté à une conférence sur « la prévention des cancers et maladies de civilisation (maladies cardio-vasculaires, diabète, obésité…) » du Docteur Henri Joyeux, professeur des universités, praticien hospitalier en cancérologie et chirurgie digestive et auteur de nombreux travaux scientifiques et ouvrages. Et là tout s’est éclairé ! Sur mon chemin de la guérison, il fallait que je change radicalement mes habitudes alimentaires. Cela m’est enfin apparut comme une évidence. Ce que nous mangeons est notre carburant et nous le transformons en énergie. Nous y puisons les vitamines et ressources nécessaires à notre survie. Ainsi, pour une santé de fer, nos aliments doivent être de la meilleure qualité possible. Dans le discours du Docteur Joyeux, j’ai trouvé plusieurs analogies entre les maladies de civilisation et l’endométriose, que l’on peut prévenir en changeant son alimentation. Parmi les exemples auprès de ses patients, que cet expert a pu citer, je me retrouvais et me sentais ridiculeusement bête ! J’ai pris conscience de mes mauvaises habitudes alimentaires et des conséquences que cela pouvait avoir sur ma santé. Cette rencontre a boosté ma motivation pour ré-apprendre à manger. J’ai ainsi bannie la bouffe industrielle et les aliments transformés pour privilégier le BIO, le frais de saison et le local pour un meilleur apport nutritif. Adieu les plats préparés (hamburger frites McDonald, barquettes Picard et assiettes toutes prêtes du traiteur), bienvenue à l’explosion d’épices exotiques, fruits juteux, légumes colorés, graines croquantes, laitages savoureux, pains et pâtes en tout genre ! Mon corps me remercie chaque jour.

 

Voici la petite histoire qui s’est jouée entre moi et l’alimentation, lorsque j’ai décidé de me nourrir.

 

Pour aller plus loin

 

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