Labo BIO

Je me protège au naturel

Capacité absorbante sans faille pour aucune fuite ( la honte ! ), une couleur blanche pure ( par-ce que le rouge sang, c’est dégoutant ! ), pas d’odeur qui laisse penser que l’on a ses règles ( super gênant ! ) mais plutôt un parfum frais et fleuri… notre exigence de performance hygiénique nous empoisonne !

Les tampons ? C’est pas cool

Dès mes premières règles, je me suis faite embobinée par les super tampons. Invisibles, je me sentais libre de mes mouvements et armée pour passer mes périodes rouges en mode Fantomette, sans laisser de trace. Tout paraissait bien aller dans le meilleur des mondes. Mais après ma première opération (racontée dans cet article), l’insertion de tampons n’étant pas envisageable, j’ai testé les serviettes pour la première fois de ma life. Et là, SURPRISE ma chérie : le sang coulait à flot ! J’ai constaté des pertes de sang très importantes pendant mes règles. Les règles hémorragiques sont un des symptômes de l’endométriose. Et là, mes petit neurones ont commencé à chauffer… je me suis dit que tout ce sang ne pouvait s’écouler s’il y avait un tampon bouchon pour l’en empêcher. Chez les femmes atteintes d’endométriose, le tissu endometrium ne s’écoule pas normalement et croît même en dehors de la cavité utérine. J’en ai donc déduit qu’Endométriose + Tampon = accumulation de Sang maximale ! Conclusion : arrêt des tampons pour mettre davantage de chance de guérison de mon côté.

 

La cup’ ? Nan

Suite à cette grande conclusion, je suis très vite passée par la case cup’. Pour me rassurer, je m’en étais offerte une (cadeau perso pour moa) que je pensais utiliser seulement en cas de nécessité absolue, c’est à dire en cas d’impossibilité de me changer pendant plusieurs heures (réunion de boulot par exemple). Mais finalement, je ne l’utilise pas. L’insertion est douloureuse et je ne peux me résoudre à craquer en mettant de nouveau un bouchon qui viendrait peut-être aggraver mon cas.

 

Les serviettes industrielles ? C’est pas si chouette

J’ai ainsi intégré des serviettes de supermarché dans mon quotidien rouge. Et là, BIM, nouvelle constatation : j’étais confrontée à des démangeaisons. Pas sympas quand on vis déjà la période de règles comme une torture.

 

Les serviettes BIO ? C’est pas si top

Ni 1, ni 2, direction le magasin BIO pour me munir de serviettes BIO vierges de tout produit susceptible de causer ces désagréments. YES, démangeaisons battues ! Par contre, niveau confort et ergonomie, c’était pas top. Je trouvais ces serviettes gigantesques, sans pour autant me protéger totalement des fuites, et pas adaptées à mes sous-vêtements. Je me rendais compte que j’avais à la fois besoin d’une grosse épaisseur pour gérer mes règles hémorragiques, mais aussi d’une petite surface pour garder un minimum de dignité féminine et ne pas me sentir comme un bébé en couche culotte. De plus, face à de forts saignements, je devais me changer très souvent (toutes les heures pendant plusieurs jours). Je devais donc réserver un budget conséquent pour préparer des réserves gigantesques de serviettes, façon muraille de Chine ! Et tout ça hein, ça va où ma petite Dame ? La poubelle des toilettes explosait… pas joli joli quand on a un objectif 0 déchet. Avec une fréquence d’utilisation élevée, qui suit le cycle mensuel, les serviettes jetables contribuent à polluer l’environnement. Je ne pouvais me résoudre à négliger cet aspect. En tant que Chasseuse, il est de mon devoir de protéger cette nature qui prends si bien soin de moi.

Mes serviettes lavables home-made ? YES !

Et bien puisque je ne trouve pas ce qui me convient, je vais les faire moi-même, NA ! Addict de la couture, j’ai relevé le challenge avec joie et fabriqué mes serviettes lavables. Le résultat est sans appel , 5/5 : 1.elles sont hyper confortables, un peu comme une seconde culotte 2.discretion assurée (pas de bruit de couche quant on marche… la Class’!) 3.c’est un plaisir de les sortir chaque mois du tiroir parce qu’elles sont magnifyc et je suis trop fière de les avoir faites moi-même 4.rassurantes, elles ne représentent aucun danger pour ma santé, que ce soit dans leurs composants comme dans le fait qu’elles n’empêchent pas l’écoulement de sang 5.écolos, elles ne polluent pas et contribuent à diminuer les déchets de la maison. Alors bien-sûr, il faut modifier ses habitudes et lâcher prise sur nos exigences de femme parfaite. Mais est-ce que notre santé et notre bien-être n’en valent pas largement la peine ?

Cliquez ici pour télécharger le tuto « Au fil de Coco » pour réaliser vos fabuleuses serviettes lavables

Mes petits conseils pratiques : 

  • Fabriquez-en plusieurs d’un seul coup, afin d’en avoir toujours en stock, le temps de laver les premières, surtout en cas de règles hémorragiques comme moi 😉
  • Pour le lavage, je les fais d’abord tremper dans l’eau froide (attention, l’eau chaude fige le sang sur le tissu) puis je frotte avec du savon spécial à la bile de boeuf (détachant naturel puissant) et je les mets en machine à plus de 60° pour bien désinfecter. Si je suis en voyage, je verse quelques gouttes d’huile essentielle de tea-tree (antibactérien et désinfectant) et je verse de l’eau bouillante.
  • J’ai une petite trousse en toile cirée dans laquelle je dispose les serviettes usagées, repliées proprement sur elles-même à l’aide des boutons pression (voir la photo ci-dessous) afin de ne rien tâcher.

Pas encore convaincue ? Voici une nouvelle dose d’info alarmante sur les serviettes et tampons jetables du commerce industriel.

Des études réalisées auprès de grandes marques de fabricants ont révélé que nos produits hygiéniques féminins étaient composés d’un nombre effrayant d’ingrédients nocifs. Par exemple, la plupart des voiles de surface (directement en contact avec notre peau voir nos muqueuses) contiennent des fibres synthétiques en polyoléfine, polypropylène, polyester et polyéthylène. Les fibres absorbantes des tampons sont en viscose. Et la liste toxique continue avec des hydrocarbures, de l’aluminium, de l’alcool, des textiles synthétiques (non BIO) bourrés de pesticides comme l’herbicide glyphosate (un ingrédient chimique utilisé dans les désherbants ) ou encore le pesticide organochlorés (insecticide) et le pire de tous : les agents blanchissants dits « chlore » à base de dioxine. Enfin, ajoutez une goutte de parfum de synthèse qui sent bon la lavande et vous obtenez un mélange chimique décapant. C’est pas des perturbateurs endocriniens tout ça ? Et on avait pas dit que l’endométriose était hormono-dépendante ? STOP, arrêtez le massacre ! Ces produits toxiques et même cancérigènes sont suspectés de déclencher ou d’aggraver des pathologies telles que l’endométriose, l’infertilité, les dysfonctionnements ovariens, les grossesses non menées à terme ou encore les cancers. Ces poisons portent, entre autres, atteinte à notre système hormonal, immunitaire, de procréation et de développement. Alors, vous choisissez quoi ?

Plus d’infos

Ici une étude réalisée par « 60 millions de consommateurs » auprès des grandes marques de fabricants sur la composition des produits hygiéniques

Ici un article sur le chlore, agent blanchissant considéré comme substance cancérigène

Ici la mise en exergue de composants toxiques

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